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« Et lorsque j'entendis ces paroles, je m'assis et je pleurai ; et je menai deuil plusieurs jours, et je jeûnai et je priai le Dieu des cieux » (Néhémie 1:4).
Le livre de Néhémie est l'un des plus encourageants de l'Ancien Testament. Il commence par le cœur brisé d'un homme : Néhémie. Néhémie était un homme, qui, grâce à la bonté de Dieu, avait bâti une carrière brillante après que sa famille, comme tant d'autres, eut été emmenée en exil loin de la terre que Dieu leur avait donné. Il occupait l'une des plus hautes fonctions à la cour d'Artaxerxès, l'empereur de Perse : il était l'échanson du roi. Cette charge ne relevait pas d'une simple tâche administrative ; elle était confiée à des hommes choisis pour leur sagesse, leur discrétion, leur intelligence, leur capacité de conseil et leur dévouement fidèle envers monarque. Néhémie était un tel homme, il servait si bien le roi de Perse parce qu'il servait un monarque plus grand encore : le Dieu vivant.
Un jour, Néhémie reçut la visite de Hanani, un de ses frères, et d’un groupe d’amis venus de Juda. On comprend mieux les sentiments de Néhémie lorsqu’il s’enquiert aussitôt de ses compatriotes Juifs revenus à Jérusalem. À l’instar de Daniel, bien qu’exilé de Jérusalem, la ville et ses habitants restaient dans son cœur, même si Néhémie était probablement né en Perse et n’avait jamais vu son pays. C’était un honneur pour sa famille qu’il ait été élevé dans la confiance et la dévotion envers le Dieu des cieux.
Il a rapidement appris : « Les restants qui sont demeurés de reste de la captivité, là, dans la province, sont dans une grande misère et dans l’opprobre, et les murailles de Jérusalem sont en ruine et ses portes sont brûlées par le feu ».
Cette nouvelle a brisé le cœur de Néhémie. Ce n’était pas une simple tristesse passagère. Il « s'est assis et a pleuré ; et il a mené deuil », il a jeûné et il a prié devant le Dieu des cieux. Je dois me demander combien de fois j’ai ressenti une telle tristesse pour le peuple de Dieu. Cette tristesse l'a poussé à l'intercession auprès du trône de Dieu et à s’en remettre entièrement, non pas à ce que Néhémie pouvait faire, mais à ce que Dieu était capable de faire.
La reconstruction des murailles de Jérusalem n'ont pas commencé dans le cœur de Néhémie, mais dans celui de Dieu. Dieu a veillé à ce que la vie de Néhémie soit façonnée pour accomplir ses desseins. Dieu a envoyé Hanani vers Néhémie. C’est Dieu qui a mis dans le cœur de Néhémie la sollicitude pour son peuple. C’est Dieu qui a brisé le cœur de Néhémie pour lui permettre de reconstruire une ville en ruines.
Néhémie aurait pu faire l'une des trois choses. Il aurait pu éprouver de la tristesse et de la compassion pour ses frères confrontés dans la misère et la ruine de Jérusalem et continuer à vivre dans son confort. Il ne l'a pas fait. Il aurait pu s'adresser au Roi de Perse, qui respectait profondément Néhémie, et user de son influence pour obtenir les ressources nécessaires à la reconstruction des murailles de Jérusalem. Il ne l'a pas fait. Le cœur brisé, il s'est présenté devant Dieu. Là, il a appris :
« Les sacrifices de Dieu sont un esprit brisé. Ô Dieu! tu ne mépriseras pas un cœur brisé et humilié. Fais du bien, dans ta faveur, à Sion ; bâtis les murs de Jérusalem ! » (Psaume 51:17-18).
Néhémie a beaucoup à nous apprendre sur la volonté et les voies de Dieu. Mais avant même que Néhémie ne ressente la souffrance du peuple de Dieu, Dieu l'a ressentie déjà au ciel. Lorsque nos cœurs sont en harmonie avec celui de Dieu, la bénédiction s'ensuit.
Gordon D Kell
145, Avenue du commerce, quartier Tshinsambi, commune de Kananga (Kasaï-Central, RD Congo)
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