33ème COMMUNAUTE EVANGELIQUE REGION SANKURU

33ème C.E.R.S

B.P. 1673 KANANGA

"Sur ce roc je bâtirai mon assemblée,..." Matthieu 16v18

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Le Cœur ardent de Dieu

Et l’Éternel dit : « J’ai vu, j'ai vu l'affliction de mon peuple qui est en Égypte, et j’ai entendu le cri qu'il a jeté à cause de ses exacteurs ; car je connais ses douleurs. Et je suis descendu pour le délivrer de la main des Égyptiens, et pour le faire monter de ce pays-là dans un pays bon et spacieux, dans un pays ruisselant de lait et de miel, dans le lieu d'habitation du Cananéen, et du Héthien, et de l'Amoréen, et du Phérézien, et du Hévien, et du Jébusien » (Exode 3:7- 8).

Le buisson ardent par lequel Dieu appelle Moïse conduit à la révélation du cœur ardent de Dieu. Dieu ne se contente pas d’annoncer à Moïse ce qu’il va faire, mais il partage avec lui les sentiments de son cœur envers son peuple en souffrance. Il le fait de six manières distinctes.

Il voit : « j'ai vu l'affliction de mon peuple qui est en Égypte ». Dieu voit le premier. Avant même que le peuple ne crie vers Dieu pour être délivré, il avait vu leur esclavage et leurs souffrances. Lorsque nous nous approchons de Dieu dans la prière, nous avons l’assurance d’être toujours en Son regard. Chose remarquable, c'est Agar, une servante égyptienne en proie à une profonde détresse, qui proclame : « Tu es le Dieu qui voit », El Roi (Genèse 16:13).

Il entend : « j’ai entendu le cri qu'il a jeté à cause de ses exacteurs ». L'amertume de leur condition a poussé les Enfants d'Israël à confier leur détresse à Dieu dans la prière. Dieu a entendu ces prières venues des cœurs de chacun de son peuple, et elles ont été entendues comme une seule prière, « son cri ». Dieu entend les prières unies de son peuple.

Il connaît : « je connais ses douleurs ». Dieu ressent dans son cœur ardent la douleur que son peuple expérimente. Le Sauveur glorifié l'exprime lorsqu'il demande simplement et avec force à Saul de Tarse : « Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu ? » (Actes 9:4). Le Sauveur ressentait la douleur de son peuple au ciel, comme il l'avait ressentie sur terre.

Il est descendu : « je suis descendu ». Dieu s'adressait à l'homme qu'il avait choisi, protégé et préparé pour être le Sauveur de son peuple : Moïse, préfigurant le Christ à venir.

Il les délivre : « pour le délivrer de la main des Égyptiens ». Dieu se servirait de Moïse et de ses interventions surnaturelles pour libérer son peuple de l'esclavage.

Il les fait monter vers la bénédiction : « et pour le faire monter de ce pays-là dans un pays bon et spacieux, dans un pays ruisselant de lait et de miel, dans le lieu d'habitation du Cananéen, et du Héthien, et de l'Amoréen, et du Phérézien, et du Hévien, et du Jébusien ». Dieu n'a pas laissé son peuple errer indéfiniment dans le désert. Il ne mentionne pas le voyage dans le désert, mais seulement sa destination, la terre promise.

Je pense que le cœur ardent de Dieu ne se limitait pas au salut des enfants d'Israël. Je crois que Dieu attendait aussi le jour où son Fils descendrait où nous sommes. L'amour de Dieu n'a jamais brillé avec autant d'éclat que le jour de la mort de Jésus. Cet amour ne cesse jamais de nous voir, de nous entendre, de nous connaître, de nous délivrer et de nous bénir jusqu'à ce qu'il nous accueille dans sa présence éternelle.

Gordon D Kell

145, Avenue du commerce, quartier Tshinsambi, commune de Kananga (Kasaï-Central, RD Congo)

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