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Et Moïse faisait paître le bétail de Jéthro, son beau-père, sacrificateur de Madian. Et il mena le troupeau derrière le désert, et il vint à la montagne de Dieu, à Horeb. Et l’Ange de l’Éternel lui apparut dans une flamme de feu, du milieu d’un buisson à épines ; et il regarda, et voici, le buisson était tout ardent de feu, et le buisson n'était pas consumé. Et Moïse dit : « Je me détournerai, et je verrai cette grande vision, pourquoi le buisson ne se consume » (Exode 3:1-3).
Ces derniers temps, je pensais aux incendies qui ont ravagé l’Europe. Il est si difficile de maîtriser et d’éteindre de tels événements dévastateurs. Il n’était pas rare que Moïse voie un buisson ardent dans le désert brûlant, mais ces feux s’éteignaient rapidement. Ce qui a attiré Moïse vers le buisson ardent dans Exode 3, c'est que le feu ne le consumait pas et ne s'éteignait pas. C'est lorsque Moïse s'est approché que « Dieu l'appela du milieu du buisson et dit : « Moïse! Moïse ! » Dieu était sur le point d'appeler Moïse à devenir le sauveur de son peuple, mais pourquoi Dieu lui a-t-il parlé d'une manière si inhabituelle ?
Le buisson ardent avait deux aspects : une plante vivante et un feu vivant. Ces deux caractéristiques me rappellent le Christ Sauveur. Ésaïe parle du Christ comme d'une racine sortant d'une terre aride : « il montera devant lui comme un rejeton, et comme une racine sortant d'une terre aride. Il n'a ni forme, ni éclat ; quand nous le voyons, il n’y a point d'apparence en lui pour nous le faire désirer » (Ésaïe 53:2). Il présente le Sauveur dans toute l’humilité de son humanité. Plus loin dans Exode, nous lisons : « Et l'apparence de la gloire de l’Éternel était comme un feu dévorant sur le sommet de la montagne, aux yeux des fils d’Israël » (Exode 24:17). L’épître aux Hébreux déclare : « Car aussi notre Dieu est un feu consumant » (Hébreux 12:29), représentant la gloire et la puissance de Dieu. Dans le Nouveau Testament, nous voyons la gloire de la divinité et de l’humanité du Christ en parfaite harmonie. Sa puissance se manifeste dans une grâce humble.
Il me semble que, lorsque Dieu appelait Moïse à délivrer les enfants d’Israël d’Égypte par des signes et des prodiges puissants, il préfigurait le grand salut que seul le Christ apporterait lorsqu’en tant que Fils éternel de Dieu, il entrerait dans sa propre création pour « s'anéantir lui-même, prenant la forme d’esclave, étant fait à la ressemblance des hommes ; et étant trouvé en figure comme un homme, il s’est abaissé lui-même, étant devenu obéissant jusqu’à la mort, et à la mort de la croix » (Philippiens 2:7-8).
Chaque symbole, image et illustration de Jésus dans l’Ancien Testament annonçait la glorieuse révélation de l’amour et de la grâce de Dieu par le Christ : Bethléem, Nazareth, les eaux du Jourdain, le désert, la montagne de la Transfiguration, le jardin de Gethsémani et, par-dessus tout, le Calvaire, tout cela manifeste sa grâce glorieuse et son amour éternel, que rien ne peut éteindre.
Moïse se tenait sur une terre sainte. Nous nous tenons en Christ. Que nous soyons émerveillés par la révélation de la divinité et de l’humanité de notre Sauveur, par qui nous avons la vie en lui, et encouragés à vivre chaque jour pour lui.
Gordon D Kell
145, Avenue du commerce, quartier Tshinsambi, commune de Kananga (Kasaï-Central, RD Congo)
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