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« Apportez dehors la plus belle robe, et l'en revêtez ; et mettez un anneau à sa main et des sandales à ses pieds ; et amenez le veau gras et tuez-le ; et mangeons et faisons bonne chère ; car mon Fils que voici était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé ». Et ils se mirent à faire bonne chère (Luc 15:22-24).
La joie de Dieu le Fils dans la parabole de la brebis perdue, et la joie de Dieu le Saint Esprit dans la parabole de la drachme perdue, trouvent leur accomplissement dans la joie de Dieu le Père dans la parabole du Fils prodigue.
C'est le récit de la vie de deux fils. L’un était le fils prodigue, l’autre celui qui était resté à la maison. Le fils prodigue exprime clairement son désir, et à notre grande surprise, le père lui accorde tout ce qu’il demande. Le fils prodigue ne s'est pas installé près de chez eux pour garder le contact avec son père et prospérer sous sa sage tutelle. Non, il est parti au loin, s'éloignant considérablement de celui qui l'aimait et lui a fourni tout ce qu'il possédait.
Nous savons tous comment le fils prodigue, corps et âme, a sombré dans la misère la plus totale (vv.13-16). Ce n'est que lorsqu'il était dépouillé de tout qu'il s'est souvenu de la maison paternelle. Je me souviens d'un ami qui a suivi un chemin similaire et qui, après une longue nuit d'excès de boisson, s'est retrouvé dans le caniveau et a repris ses esprits. Il est aujourd'hui un fidèle serviteur de Dieu. Reprendre ses esprits, c'est découvrir où l'on se situe spirituellement. Cela ne se produit pas seulement avant le salut. Cela peut arriver lorsque, en tant que chrétiens, nous nous égarons. L'exemple du fils prodigue nous enseigne le chemin du retour : la véritable repentance.
« Père, j'ai péché contre le ciel et devant toi ; je ne suis plus digne d'être appelé ton fils ; traite-moi comme l'un de tes mercenaires » (vv.18-19).
Son intention était noble, mais son accomplissement est essentiel : « Et se levant, il vint vers son père » (v.20). Beaucoup de gens parviennent au repentir pour ensuite faire demi-tour, sans jamais découvrir sa bénédiction.
On a l'impression que lorsque le père a aperçu son fils « encore au loin », ce n'était pas la première fois qu'il scrutait l'horizon avec tant d'impatience de revoir son fils. Le jour venu, ce n'était pas le fils qui a couru avec hésitation vers son père, mais c'est le père qui a couru joyeusement vers son fils, embrassant avec un amour compatissant. Le fils a confessé sa faute et son indignité, mais il ne lui était pas permis de décider de la suite. Le père a ordonné simplement qu'on le revête de sa plus belle robe. Les lambeaux qu'il portait étaient remplacés et, dans une magnifique illustration de la justice du Christ, il était revêtu de la dignité de fils. Ses mains et ses pieds indiquaient ses actions et le chemin qui, désormais, témoignerait de sa filiation.
C'était un temps de joie dans la maison du Père, pour la véritable repentance et la vie nouvelle. Nous apprenons que le ciel se réjouit pour chaque pécheur qui se repent et pour la vie qu'il reçoit. Cette scène nous projette aussi vers le jour où la maison du Père sera remplie de toutes les âmes rachetées, se tenant devant Lui dans la justice de l'œuvre du Christ et manifestant la majesté éternelle de la grâce de Dieu. Mais à présent, la conscience de combien nous sommes précieux aux yeux du Berger qui nous a rachetés, de l'Esprit qui habite en nous et du Père qui nous embrasse d'un amour divin devrait emplir nos cœurs d'une joie débordante et nous donner la force de vivre pour le Sauveur jusqu'à ce qu'Il nous amène dans la maison du Père.
Gordon D Kell
145, Avenue du commerce, quartier Tshinsambi, commune de Kananga (Kasaï-Central, RD Congo)
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