33ème COMMUNAUTE EVANGELIQUE REGION SANKURU

33ème C.E.R.S

B.P. 1673 KANANGA

"Sur ce roc je bâtirai mon assemblée,..." Matthieu 16v18

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L'Esprit qui cherche

« Ou quelle femme, qui, ayant dix drachmes, si elle perd une drachme, n'allume la lampe et ne balaye la maison, et ne cherche avec diligemment jusqu'à ce qu'elle l'ait trouvée ? et l'ayant trouvée, elle assemble les amies et les voisines, disant : « Réjouissez-vous avec moi, car j'ai trouvé la drachme que j'avais perdue ! » Ainsi, je vous dis, il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se repent » (Luc 15:8-10).

Le Sauveur ne donne pas d'interprétation directe des trois paraboles qu'il présente dans Luc 15. Il nous laisse considérer trois illustrations distinctes mais liées. Dans la première parabole, on ne peut guère douter que le Seigneur se présente comme le Bon Berger et son œuvre de rédemption soit manifeste. Alors, que nous enseigne le Seigneur dans la parabole de la femme qui cherche sa drachme perdue ? Le lieu de la recherche est intéressant. Le Berger a cherché dans le vaste désert, ce qui indique l'étendue de l'œuvre du Christ. La femme fouille les moindres recoins de la maison, illustrant la précision et l'intensité de l'œuvre du Saint Esprit. La parabole continue de souligner la valeur de ce qui a été perdu.

Les thèmes de la joie au ciel et du repentir sur terre sont repris, et la détermination à chercher « jusqu'à » retrouver ce qui a été perdu est primordial. Le premier geste de la femme est d'« allumer une lampe ». Nous percevons dans cette parabole des manifestations de l'œuvre du Saint Esprit. Dans l'Ancien Testament, l'argent est utilisé pour illustrer l'œuvre de rédemption. Par exemple, les planches du tabernacle étaient faites de bois d'acacia, recouvertes d'or, et chacune reposait sur deux socles d'argent. Les commentateurs ont suggéré que ces planches représentent des individus, arrachés au désert (le bois d'acacia), façonnés pour s'intégrer à l'édifice de Dieu (les planches), revêtus de la justice du Christ (l'or) et solidement ancrés dans le fondement de la rédemption, la mort et la résurrection du Christ (les deux socles d'argent). Les planches étaient toutes reliées, illustrant l'œuvre du Saint Esprit (Exode 36:20-34).

L'utilisation d'une lampe par la femme symbolise la manière dont le Saint Esprit se sert de la Parole de Dieu pour sonder les cœurs et amener les gens à Christ. Le Psaume 119:105 décrit la Parole de Dieu comme « une lampe à mes pieds, une lumière sur mon sentier ». Éphésiens 6 décrit la parole de Dieu comme « l'épée de l'Esprit, qui est la Parole de Dieu ». L'Esprit est associé au travail de recherche : « Car l'Esprit sonde toutes choses » (1 Corinthiens 2:10). Le Sauveur a parlé de l'œuvre de l'Esprit : « Et quand celui-là sera venu, il convaincra le monde de péché, et de justice et de jugement » (Jean 16:8). Il n'y a aucun lieu qu'il ne sonde, aucun cœur trop noir pour ne pouvoir être vaincu par l'œuvre transformatrice du Saint Esprit, par la puissance de la lumière de la Parole de Dieu.

L’œuvre de rédemption du Sauveur se manifeste dans la parabole de la brebis perdue. L’œuvre du Saint Esprit, commencée après l’ascension de Jésus, le jour de la Pentecôte, n’a jamais cessé. La grâce de Dieu se poursuit jusqu’à ce jour, car les âmes rachetées sont conduites à Christ et intégrées à la famille de Dieu par l’action divine du Saint Esprit. Chacune est précieuse et se tient devant Dieu dans la justice de Christ, témoignant de l’immensité de son amour et de sa grâce.

Gordon D Kell

145, Avenue du commerce, quartier Tshinsambi, commune de Kananga (Kasaï-Central, RD Congo)

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